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VOICI LES VALISES ET DJEMBES D’AFRIQUE !

Dimanche dernier, 11 Septembre 2011, l’avocat français Robert Bourgi, émissaire officieux de la “Françafrique” et médaillé de la Légion d’honneur en septembre 2007, a accusé Jacques Chirac et Dominique de Villepin d’avoir reçu pendant près de dix ans (de 1997 à 2005) par son intermédiaire plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds occultes dans des valises et/ou des djembés venant de cinq chefs d’Etat africains – Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Congo-Brazzaville et Gabon. Le lendemain, Bourgi est allé plus loin en affirmant que ces pratiques remontaient aux années 1960 puisqu’elles existaient même du temps de Georges Pompidou, Giscard d’Estaing, François Mitterrand. Même Jean Marie Le Pen y aurait gouté, sans blagues !

Les déclarations de Bourgi ont bien entendu déclenché une stupéfaction…étonnante des leaders politiques français, toute obédience confondue (quelle hypocrisie !). Les politiciens français se sont inquiétés de dérives gravissimes qui touchent à la démocratie française puisqu’elles concernent le financement des campagnes électorales en France. Tous, de gauche comme de droite, se sont alarmés du déclin de la moralité publique ! Aucun leader politique n’a médité et condamné les implications économiques catastrophiques que ces pratiques ont pu engendrer en Afrique.

MON POINT DE VUE : Voila plus de 50 ans que les pratiques occultes auxquelles Bourgi (et ses amis bien avant lui!) affirme avoir collaboré contribuent a la paupérisation des populations africaines. Les Africains que nous sommes n’avons pas besoin d’attendre les preuves des accusations de ce zélé porteur de valises de honte, ni des résultats hypothétiques d’une justice française pour s’offusquer des pratiques ignobles, malsaines, irresponsables et idiotes d’une “Françafrique” dépassée qui reflète, malheureusement pour ceux qui y croient encore, un archaïsme post-colonial.

Nul doute que ces pratiques s’assimilent 1) aux fraudes et évasions fiscales et 2) aux crimes contre l’humanité. La société civile africaine a le devoir de solliciter les juridictions internationales afin de juger les personnes accusées de ce génocide économique et ces crimes contre l’humanité perpétrés par ces hommes politiques incriminés et leurs complices au pouvoir en Afrique. Elle doit exiger que les auteurs de ces crimes soient punis et que les sommes volées soient rendues. Ce travail doit commencer …maintenant!

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